• C'est une très bonne nouvelle, pas la maladie, mais le courage d'y faire face publiquement et d'en parler à la première personne.

    Terry Pratchett: une lutte publique contre la maladie d'Altzheimer

    En général, on s'efforce de dissimuler les symptômes des maladies, surtout de dégénérescence, surtout liées à l'âge. "Moi, je ne veux pas que ça se voie, je veux paraître encore fort et vivant!", c'est ce que nous semblons penser. Nous avons peur en montrant      er les atteintes de l'âge et des maladies qui l'accompagnent, de perdre la sympathie des autres sauf des autres vieux. Et c'est bien ce qui se passe, on peut s'épancher mais seulement avec d'autres vieux car ils nous comprennent et ne nous rejettent pas.

    Je pense que j'ai perdu une amitié parce que j'ai osé parler ouvertement des dégâts que l'âge m'inflige: la répétition des problèmes de santé, des traitements pour y faire face, la diminution du tonus...

    Nous luttons, mais le résultat est fatalement de moins en moins bon car le corps soutient de moins en moins notre volonté. Il est décent de rester discret sur ce point et de dissimuler nos petites humiliations en société. Je culpabilise, comment fatiguée? Non paresseuse, la paresse de l'âge.

    Merci à Terry Pratchett pour avoir osé non avouer mais au contraire parler simplement et dignement de ce qui lui arrive. Et il en a tiré du positif: une mobilisation et deux documentaires primés. Extrait de sa biographie dans Wikipedia: "

    En avril 2008, il crée, en collaboration avec la BBC, un documentaire en deux parties basé sur sa maladie : « Living with Alzheimer » (« Vivre avec Alzheimer »). Les deux parties, diffusées le 4 et le 11 février 2009, rassemblent respectivement 2,6 millions (10,4 % d'audience) et 1,72 million de téléspectateurs (6,8 %). Le documentaire remporte un BAFTA du meilleur documentaire.

    Dans un article de 2009, Terry Pratchett explique qu'il souhaite un « suicide assisté », bien qu'il n'aime pas ce terme, avant que sa maladie ne parvienne à un stade critique. L'écrivain est choisi par la BBC pour donner la « conférence Richard Dimbleby » en 2010, qu'il intitule « Shaking Hands With Death ». La conférence, diffusée le 1er février, est lue par son ami Tony Robinson : Pratchett n'en assure que l'introduction à cause des problèmes de lecture que sa maladie lui occasionne. Il prend notamment position pour l'euthanasie qui fait débat au Royaume-Uni.

    Le 11 juin 2011, il annonce avoir entamé la procédure visant à obtenir un suicide assisté auprès de l'organisation suisse Dignitas41. Deux jours plus tard, la chaîne de télévision BBC Two diffuse le documentaire Terry Pratchett: Choosing to Die (« Choisir de mourir »), à propos du suicide assisté ; on y voit la mort d'une personne atteinte d'une maladie neurodégénérative. Terry Pratchett remporte un nouveau BAFTA pour cette réalisation en novembre 2011."

    La fondation Médéric Altzheimer le cite:« pourquoi être timide ou pudique (bashful) à propos de la maladie ? Je n’ai rien fait de mal. Trop de personnes assimilent la maladie d’Alzheimer à la folie. C’est une maladie somatique qui affecte le cerveau », ajoutant : à part cela, je dois continuer à écrire, et je suis simplement Terry Pratchett, celui qui souffre ».

    Comme Terry Pratchett, et malgré mon peu d'influence, je déplore la pauvreté de la recherche sur le cerveau et j'invite à contribuer au Neurodon de la Fédération de la Recherche sur le Cerveau: http://www.frc.asso.fr/Le-neurodon/soutenir-la-recherche-avec-le-neurodon. Pour le suicide assisté, nous verrons ça un autre jour, cependant j'estime que ce devrait être un droit.

    Non, je n'ai pas de maladie neurodégénérative, je vieillis simplement. C'est mon corps comme le vôtre qui se déconstruit lentement, c'est naturel, ce n'est pas une honte. Acceptons de voir notre réalité en face.

    Allez bonne journée!

     

     

     

     

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  • Eh ben dis donc! On ne m'en avait jamais parlé.

     

    Gaffe au manque de testostérone? J'savais pas.

    ""La testostérone est indispensable à la survenue du désir féminin. Elle est pourtant considérée comme l'hormone mâle. Car elle fait pousser les poils chez les hommes... et chez les femmes aussi. C'est pour cela qu'à la puberté, des poils poussent sur leur pubis et sous leurs aisselles. Et cette hormone du désir leur est aussi très utile"

    http://www.e-sante.fr/quel-est-role-hormones-sur-sexualite-12-points-pour-vous-eclairer/actualite/678

    Dr David Elia : La testostérone est l'hormone clé de la libido. Sans elle, une femme n'a pas d'envie sexuelle ni de fantasme, ni d'orgasmes. Les femmes dont les ovaires ont été enlevés, voient leur taux de testostérone chuter de 50%. Si cette baisse n'est pas compensée par les glandes surrénales, une diminution de l'appétit sexuel va survenir, voire un désintérêt total."

    "Article: http://www.e-sante.fr/intrinsa-patch-testosterone-pour-retablir-libido/actualite/1655

    "Sous prétexte que les femmes ont à la base moins de testostérone que les hommes, on oublie en général de leur dire qu’il est capital, pour bien vieillir, qu’elles se préoccupent elles aussi de leur taux de cette importante hormone. Et pas seulement de leurs hormones féminines (œstrogènes et progestérone).

    En effet, bien que la testostérone soit surtout connue comme étant l’hormone mâle, donnant des poils, des muscles, de l’agressivité et du désir, elle est essentielle aux femmes. Chez elles, la testostérone sert à protéger leur cerveau, leurs muscles, leurs os, leur cœur. Et c’est également elle qui déclenche le désir charnel.

    Peut-être plus important encore (!), c’est le manque de testostérone qui donne les fesses molles, et qui fait pendre la peau en dessous des bras." Site: http://www.santenatureinnovation.com/les-femmes-ont-besoin-de-testosterone/

    Voir aussi ce site: http://www.women-info.com/fr/testosterone-sante-femmes

    Mais la motivation des auteurs est-elle pure? Ne s'agit-il pas surtout de vendre des produits aux femmes ménopausées? Comment savoir? Recherchons des sources non commerciales pour objectiver ces données.

    Gaffe au manque de testostérone? J'savais pas.Crédit: Oguz Ara

     

    L'article de Wikipedia sur la testostérone énonce:

    "En moyenne, un homme adulte produit environ 40 à 60 fois plus de testostérone qu'une femme adulte, mais les femmes sont d'un point de vue comportemental (plus que d'un point de vue anatomique ou biologique), plus sensibles à l'hormone4[réf. insuffisante]. Cependant à l'échelle d'une population, les gammes de concentration pour les hommes et les femmes sont très étendues, de telle sorte qu'elles se chevauchent respectivement pour les valeurs basses et hautes.

    Cette hormone est également produite chez la femme (par les ovaires) en plus faible quantité et est responsable, chez elle aussi, du désir sexuel. [...]La testostérone joue un rôle dans le désir sexuel (la libido), de façon certaine chez l'homme, et plus ou moins chez la femme.Chez la femme ménopausée, elle pourrait améliorer la libido."

    Larousse:

    Chez la femme, la testostérone est synthétisée en faible quantité par les ovaires et les glandes surrénales. Elle sert de précurseur aux œstrogènes.

    "Une partie des modifications observées après la ménopause, telle la pilosité autour des lèvres et la répartition différente des graisses sous-cutanées, est due à la persistance de cette faible sécrétion de testostérone alors que la production d'œstrogènes s'est effondrée.

    [...] Chez la femme, un taux élevé de testostérone, accompagné d'hirsutisme (développement excessif de la pilosité), peut être le signe d'une pathologie ovarienne ou surrénalienne. Un déficit en testostérone peut diminuer la libido."

    Selon Wikipedia comme pour toutes les autres sources, la testostérone est bien responsable du désir féminin. Quant aux effets sur la femme en prévention de l'ostéoporose, du risque cardio-vasculaire etc, rien de clair. Mais cet article n'est pas approfondi, rien ne contredit non plus les affirmation des sites grand public.

    Conclusion: l'ablation des deux ovaires peut entraîner la disparition du désir. Une information intéressante quand même!

     

     

     

     

     

     

     

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  • Enfin des bonnes nouvelles!

    Slate cite des études sérieuses démontrant que l'espérance de vie des couples gagne plusieurs années lorsqu'ils ont une pratique sexuelle régulière. «La sexualité n'est pas l'apanage des plus jeunes et elle ne devrait pas l'être.»

    L'une de ces études mentionne deux orgasmes masculins par semaine, pour les femmes...

    Voici, extrait des notes d'une communication d'Yves Gineste à un congrès d'ergothérapeutes, un témoignage professionnel datant de 2000 qui montre que les réactions peuvent être assez intolérantes lorsque des personnes âgées en institution manifestent, ne serait-ce que le désir de se donner la main.

    "Au moment de se quitter, le vieux colonel demande à me parler. Personnellement. Je reste donc avec lui et sa femme, et c'est alors qu'il me fait sa demande: "Pourriez vous insister auprès de l'équipe pour que l'on rapproche nos lits, nous avons l'habitude de nous endormir en nous tenant la main.."

    Je suis un peu étonné de la demande, faite presque timidement, et bien sur, j'approuve immédiatement.

    Revenu en salle de formation, je retrouve le groupe qui m'attend devant un bon café-croissant, super fier du bon boulot que l'on a fait.

    Je transmets la demande, et là, stupéfaction: "Il n'en est pas question, ils l'ont déjà demandé, on a refusé, vous comprenez il faudra pousser les lits pour le ménage etc,etc..."

    Je leur fait remarquer que la charge de travail supplémentaire n'est pas terrible, que les lits sont sur roulettes.

    Alors, soudain, une infirmière prend la parole: "ce n'est pas un bordel , ici, c'est un long séjour. Si on rapproche les lits, allez savoir ce qu'ils vont faire. On n'est pas payés pour ça."

    Un Aide soignante rajoute: "Je trouve qu'après 70 ans, la sexualité , c'est sale, je ne supporterais pas de savoir que mes parents aient des relations comme ça."

    La même communication cite Lucien MIAS 1995, gérontologue chef de service, Mazamet. site internet ( http://www.multimania.com/papidoc/index.shtml ):

    "Felstein a identifié les cinq grandes « idées » sur lesquelles se fonde la croyance à l'effet que la sexualité et les rapports sexuels sont réservés aux jeunes gens.

    ¥ La première, c'est que la fonction sexuelle ne sert qu'à la procréation et se limite donc à ceux qui en sont capables, c'est-à-dire les jeunes.

    ¥ La seconde veut que la tension sexuelle se manifeste en réponse à l'attrait physique. Admettant que cela soit vrai, il n'en demeure pas moins que la beauté est affaire d'opinion.

    ¥ La troisième, c'est que la tension sexuelle, qui atteint son maximum chez les jeunes gens, diminue rapidement jusqu'à l'âge mûr pour devenir quasi inexistante chez les gens âgés.

    ¥ La quatrième idée veut, d'une part, que l'on aime seulement quand on est jeune, et, d'autre part, que les rapports sexuels soient en quelque sorte inextricablement liés à l'amour romantique.

    ¥ Selon la cinquième et dernière idée, le niveau de fonctionnement optimum est atteint au cours de la jeunesse, tandis qu'une incapacité croissante est le propre de la vieillesse.

    [...]Le refus de la sexualité gériatrique semble faire partie d'un stéréotype culturel très répandu voulant que les gens âgés soient perçus comme laids, impuissants, malheureux et impotents. Les média de masse présentent les objets sexuels les plus désirables comme des individus jeunes, beaux et parfaits."

    Résumons: La sexualité est bénéfique voire nécessaire aux personnes âgées mais la société ne la tolère pas ou mal. Voire en nie la réalité au détriment de l'évidence, lisons Psychologies.com: "« Il faut arrêter de confondre une sexualité épanouie avec des performances sexuelles. Le désir peut évoluer vers de la tendresse, de la complicité, une ambiance érotique, mais pas forcément et purement sexuelle ». Cependant la parole des vieilles commencent à se faire entendre dans Gala et Atlantico avec une interview de Jane Fonda.

    Bonne surprise pour les femmes, elles sont favorisées par rapport aux hommes, et pas seulement parce qu'elle ne sont pas confrontées au problème de l'impuissance: "Masters et Johnson ont découvert certaines différences spécifiques entre leurs sujets âgés et les plus jeunes. Ils ont observé, chez les femmes âgées, un fléchissement du taux de réponse concernant certaines réactions physiques au cours des rapports sexuels : diminution du rougissement sexuel, diminution de la coloration et réduction de l'épaississement des petites lèvres avant l'orgasme. Cependant, fait important, le clitoris des femmes âgées demeure très sensible bien que la lubrification vaginale se fasse plus lentement que chez les sujets plus jeunes. Les femmes âgées sont en pleine possession de leurs capacités sexuelles et capables d'atteindre l'orgasme et il n'existe aucune raison physiologique susceptible d'empêcher les femmes âgées de poursuivre leur activité sexuelle au même rythme qu'avant la ménopause, en supposant évidemment que leur fonction sexuelle ne soit pas altérée par l'effet des médicaments ou par certaines conditions débilitantes.

    Et les canadiens sont en avance sur nous comme pour l'ensemble des évolutions sociétales. Lisez plutôt ce article de maSexualite.ca : Le vieillissement et la sexualité chez les femmes . 

    Mais alors pourquoi voit-on des hommes âgés avec des femmes jeunes? Et pas l'inverse plus logique si l'on s'en tient aux capacité physiques des unes et des autres? Réponse évidente: le pouvoir des vieux mâles dominants.

     

     

     

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    Documentation vieux suite - CAS, Olievenstein etc.

     Crédit:   Sylvain.Collet  https://secure.flickr.com/photos/seal20/archives/date-taken/2014/04/05/

     

    A ceux qui lui disent "tu as été", le vieillard,

    jusqu'à son dernier souffle, s'obstine à répondre "je suis.

    (préface de Mme B. Veysset-Puijadon au numéro de la revue Autrement cité ci-dessous)

     

    Le Centre d'Analyse Stratégique (CAS), maintenant France Stratégie a organisé le 29 juin 2011 un colloque sur "le vieillissement des sociétés, un enjeu pour les politiques publiques" regards croisés Allemagne-France.

    Vingt ans plus tôt, la revue Autrement publiait en octobre 1991 une numéro intitulé "Être vieux, de la négation à l'échange" publié avec le soutien du ministère de la Solidarité et inspiré par la démarche du philosophe Michel Philibert, et dont l'excellent éditorial par Mme Mme Bernadette Veysset-Puijalon préfigure bien des écrits ultérieurs.

    Enfin, Claude Olievenstein, psychiatre spécialisé en addictologie, a publié en 1999 "Naissance de la vieillesse", une réflexion personnelle sur la façon dont chacun d'entre nous subit douloureusement les pertes liées à l'âge mais peut se saisir d'espaces de liberté, un peu en écho pour moi lectrice au livre publié 9 ans plus tard "Vieillir une découverte". Olievenstein n'euphémise pas lui.

     Résumons-nous, tous évoquent la mise à l'écart, la chosification des personnes âgées, devenues l'incarnation et la préfiguration de la mort depuis qu'on vit vieux.

    Pour aujourd'hui je dois m'interrompre, la suite plus tard.

    Je note que j'ai trouvé dans Autrement* et je ne sais quel autre livre, une indication sur la sexualité des femmes âgées: la lubrification met quatre ou cinq minutes à venir au lieu de 30 secondes. Et pourquoi ai-je dû découvrir ce phénomène seule? Pourquoi pas d'information, d'éducation sexuelle aux transformation du corps féminin âgé?

    Allez!

    Suite:

    Suite de ma lecture du livre d'Olievenstein, lecture plus superficielle pour la dernière partie. Femme narcissique, j'adhère aux descriptions des ravages du vieillissement sur le corps, la mémoire. Olievenstein est très percutant sur le vécu de la perte de l'image, la perte du pouvoir social (professionnel etc.), moins convainquant sur les compensations que le vieux va pouvoir trouver (la pêche...). Sur la sexualité qu'il retrouve davantage dans l'imaginaire et la complexité, je diverge mais cela peut être dû à la différence des sexes. Mes lectures sur la sexualité de la femme mûre et plus indiquent en effet que la femme jeune n'aime pas encore le sexe pour lui-même et jouit davantage du désir et du sentiment d'être désirée, généralité qui connaît sûrement des exceptions mais pour moi, c'est vrai. L'intensité de jouissance trouvée les dix dernières années dépasse de loin ce que j'ai pu connaître auparavant.

    Je retiens la dernière phrase du livre: " Le romantisme juvénile n'a pas accès à cette expérience complète des sens, qui mêle la convocation des sensations du passé et l'immersion dans l'immédiateté des impressions, expérience où s'apprendra que là commence la fin..."

     

     * Revue Autrement "être vieux", Le travail de vieillir p 149

     

     

     

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  • Vieillesse- vieillir une découverte Vieillesse- vieillir une découverte

    Cela ne va pas très fort. Hier radio panoramique pour le dentiste, je m'imagine alors le devenir de la radio après ma mort, l'image de mon squelette devenue inutile jetée à la poubelle.

    Sentiment de non valeur

    Il y a quelques jours, j'échangeais avec une femme de mon âge sur notre sentiment commun d'être considérées par les plus jeunes comme des individus d'une autre espèce, rejetées de l'expérience commune. Avant-hier, une autre femme me disait: "il y en a qui refusent de me parler parce que je suis vieille mais elles ne se rendent pas compte que leur âge est sur leur figure, elles ne se voient pas."

    Pour se revigorer, voici un livre humaniste d'une psychanalyste,

    Danielle Quinodoz. Elle explique que les vieux ont une vie intérieure, peuvent faire une psychothérapie ou psychanalyse et changer. Ce sont des êtres humains comme les autres, affirme-t-elle.  Elle précise car c'est nécessaire que cela vaut la peine d'aider une personne de 80 ans à mieux vivre.

    Thérapeute de personnes âgées depuis longtemps, l'auteur a eu le scrupule de ne pas commencer à écrire sur la vieillesse  avant d'en avoir l'expérience vécue. Je ne saurais faire meilleure présentation du livre que celle trouvée sur le site de l'éditeur:

    "Elles n’ont pas été épargnées par l’existence, mais, pour elles, vieillir, c’est continuer l’aventure de la vie. Elles semblent conserver sous forme de richesses intérieures les richesses extérieures qu’elles ont perdues, et même découvrir de nouvelles libertés. À la limite, sauraient-elles tout perdre sans se perdre ? Et si vieillir était pour elles l’occasion d’apprendre à mieux s’aimer et à mieux aimer ?
    L’auteur a une longue expérience des psychanalyses et des psychothérapies de personnes âgées, qu’elle a transmise à travers des supervisions et des séminaires. Elle a attendu d’avoir elle-même pris de l’âge pour pouvoir parler en connaissance de cause afin de mettre en valeur les richesses de la vieillesse et lui redonner sa noblesse. 

    D.Quinodoz insiste sur la particularité et la valeur de chaque être humain, si une personne parvient à rendre cohérent le récit de sa vie, à réunir ses aspects éparts, à s'accepter, elle peut s'ouvrir sur les instants d'éternité auxquels chacun peut avoir accès.

    Le psychisme des personnes âgées ressemble à tout psychisme humain (merci de le dire) mais deux thèmes deviennent prédominants; le sentiment de perte et la recherche d'identité p.190 et suiv.) Cela est évidemment lié aux circonstances qui entourent ces personnes: décès dans l'entourage, perte des repères liés à l'activité, regards social dévalorisant... Mais quand la souffrance devient pathologique, elle prend racine dans des traumatismes ou des manques antérieurs.

    Et moi?

    Je n'ai pas encore fini le livre mais je me sens confortée dans mon existence humaine et cependant insatisfaite des réponses proposées: se retrouver, s'accepter tel que je suis, prendre du temps pour les autres, continuer à faire ce que j'aime...

    1. Si je n'ai pas désiré accéder à cette sagesse précédemment, faut-il que les défaillances physiques m'y contraignent? Puisque l'action et les jouissances ne sont plus ou moins de mon âge, m'en détourner volontairement?

    Comme le renard gascon devant les raisins:

    "Le galand en eut fait volontiers un repas;
                Mais comme il n'y pouvait point atteindre:
    «Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.»
                Fit-il pas mieux que de se plaindre?"

    Les plaisirs de la jeunesse et de l'âge mûrs deviennent ainsi trop verts, à moi, la lenteur, la sagesse, le temps consacré à autrui, à la famille... Je ne désire pas vivre ainsi. Non, cela ne peut fonctionner de la sorte.

    Les obligations, les occasions d'activité se faisant rares, je devrais maintenant réparer mon manque à être par obligation en quelque sorte.

    Je désire avec sincérité devenir bienveillante et moins égocentrique, plus ouverte et moins défensive mais pas par substitution aux plaisirs et à l'action. Au contraire je désire qu'il s'agisse d'une libre volonté de devenir meilleure. La sagesse doit-elle se nourrir de mes déficiences?

    2. L'auteur souligne les capacités d'adaptation mises en œuvre par certaines personnes âgées pour compenser le déclin de leurs facultés, par exemple en utilisant les deux hémisphères cérébraux pour une tâche qui n'en mobilise qu'un seul normalement.

    Donc veiller à maintenir son énergie et sa capacité d'adaptation permet de continuer à vivre pleinement, certes mais il s'agit bien toujours de compenser les pertes et non plus de progresser.

    3. Peu importe au fond, si l'on peut se consacrer à ce que l'on aime faire. Hélas ce que j'aime faire nécessite des savoirs-faire sociaux en constante évolution et sortie du milieu professionnel, je me rends compte que ma formation et mes compétences commencent à dater. J'essaie, j'essaie de me tenir à flot mais le résultat est peu satisfaisant.

    C'est tout pour aujourd’hui.

    Vieillesse- vieillir une découverte

    Crédits: www.paralipomenes.net500 × 375

     
    Commonplace book. Vlasta 2. Flickr CC by-nc-nd

     

     

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